1,2,3 tatouages – pourquoi?


Pourquoi les tatouages ? Ou plutôt, pourquoi mes tatouages?

J’ai 20 tatouages, et le rendez-vous pour le 21ème est fait. Certains aiment mes tatouages, même beaucoup, et d’autres les critiquent pour diverses raisons – esthétiques, religieuses, …

Que dit alors la Bible ? Le seul verset de la Bible qui semble condamner clairement (vraiment ?) les tatouages, se trouve en Vayikra (Lévitique) 19,28. Ce verset lit, en le traduisant de l’hébreu, « Tu ne te feras pas d’incisions dans ta chair pour les morts ; ou inciseras des marques sur toi-même : je suis le Seigneur. »

Le mot en question קַֽעֲקַ֔ע est souvent traduit par tatouage, peinture ou inscription. En fait, son sens est incertain et il apparait seulement ici et nulle part ailleurs dans la Bible. La question est alors, qu’est-ce que ce verset peut dire à propos du tatouage, tel qu’il est pratiqué aujourd’hui ?

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Some thoughts on Psalm 139.


Psalm 139 is a beautiful text, a well-known Psalm with touching words. I can’t remember the number of times I have seen words of this text used on cards announcing the birth of a child… and yet… there are some verses at the end of the Psalm which can seem odd, or even offend us and which bring a certain number of problems with them.

When thinking of Psalm 139, most of us probably think of those beautiful verses saying “14 I thank you because I am awesomely made, wonderfully; your works are wonders — I know this very well. 15 My bones were not hidden from you when I was being made in secret, intricately woven in the depths of the earth. 16 Your eyes could see me as an embryo, but in your book all my days were already written; my days had been shaped before any of them existed.”

Have you ever seen your reflection in a mirror, in moment when you weren’t expecting it? For example in a mirror in a shopping mall, in a window, or maybe on the surface of a body of water? What was your reaction? Were you content, surprised, or even annoyed?

A mirror confronts us with ourselves, and with the image that we have of ourselves. Different from photos, the mirror shows us our flaws – we see ourselves the way we are.

It confronts us: What do I look like? How do others see me? Who am I really, after all?

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Je t’ai appelé, tu es à moi!


Que dire lors de journées quand c’est un peu plus difficile ? J’aimerais bien que la vie soit un long fleuve tranquille, mais apparemment il n’en est pas ainsi. Et même si j’ai appris, avec le temps, de faire confiance à Dieu, et de lui remettre mes soucis, et ce qui me trotte dans la tête, et les membres de ma famille, parfois je dois quand même consciemment choisir de nouveau de dire : oui, Seigneur, je te fais confiance. Je ne sais pas pourquoi telle ou telle chose arrive, mais je te fais confiance.

Et puis, je suis tombé sur ces deux textes bibliques.

Ésaïe 43,1-7[1] & Ésaïe 49,14-16[2]

Ces mots ont été prononcé par le prophète Ésaïe au peuple d’Israël alors que celui-ci était en captivité, soumis à un roi étranger.

Pour les Israélites, cette parole de Dieu devient une protestation contre les conditions sous lesquelles ils vivent maintenant. Pour eux, c’est une parole de liberté – ils n’appartiennent plus au roi babylonien, ni au nouveau souverain perse, même s’il devait les réclamer. Ils se souviennent de Dieu, qui les a déjà libérés d’Égypte. Qui les a sauvées à travers les eaux de la mer Rouge. Même si les peuples étrangers et les rois les oppriment ils ne vont pas gagner.

Comment pouvons-nous entendre ces phrases aujourd’hui ?

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Verset du Jour: Psaume 34,15


Détourne-toi loin du mal!
Fais le Bien!
Recherche la Paix
et poursuis-la!

Tout un programme! Un programme pour toute une vie. Dans le texte hébreu, les verbes sont à l’impératif: il ne s’agit donc pas seulement d’une invitation, mais justement – d’un impératif, d’un ordre.

Comment comprendre le mal dont il faut se détourner? Beaucoup ont tenté de le définir, et souvent cela a résulté en des règles et la séparation d’avec “le monde” qualifié comme étant mal, avec ses tentations. Mais je le définirai le mal autrement: se détourner du mal comme l’effort d’activement éliminer, faire quelque chose contre le mal, contre ce qui fait mal dans le monde – la pollution, la pauvreté, la faim, la course à l’armement, l’esclavage dans toutes ses formes, les discriminations, la violence, les inégalités, l’injustice sociale, les paroles blessantes, l’indifférence… la liste est longue. S’en détourner, ce n’est pas seulement fermer les yeux et tourner le dos, mais ne pas y participer, faire quelque chose contre autant que possible.

Ainsi, la liste et les possibilités pour faire le Bien deviennent infinies. Cela peuvent être des grandes choses, mais souvent ce seront des choses qui vont sembler être “juste” des petits gestes, mais qui peuvent avoir un impact énorme, allant d’un sourire et d’une parole bienfaisante à la médiation lors d’un conflit au fait de privilégier les achats chez son paysan local plutôt que de chercher à tout prix le meilleur marché à toute saison chez le gros distributeur.

Car la paix, c’est elle que nous devons poursuivre, et elle est beaucoup plus que seulement l’absence de guerre, plus que le silence des armes. Avec la Paix, justice et amour vont main dans la main; elle est l’avant-goût du Royaume partout où elle devient réalité un peu plus, car le Royaume de Dieu est un royaume de Paix, tout comme Jésus est le Prince de Paix. En tant que disciples, nous sommes appelés à l’imiter et à le suivre. Et la Paix, Shalom en hébreu, désigne autant la paix entre deux individus (entre des êtres humain, ou entre Dieu et l’homme), que la paix intérieure, le calme, la sérénité d’un individu, que sa santé – tous si recherchés aujourd’hui. Le Talmud (Traité Shabbat 10b) dit que le nom de Dieu est Shalom, Paix – est nous dit ainsi vers qui nous trouvons la Paix, et qui est la source de la Paix, et de notre Paix. Ainsi, le Talmud dit également que ceux qui poursuivent la Paix auront une part dans ce monde et dans le monde à venir (Traité Yevamot 109a).

ס֣וּר מֵ֭רָע וַעֲשֵׂה־טֹ֑וב בַּקֵּ֖שׁ שָׁלֹ֣ום וְרָדְפֵֽהוּ׃

Verset du jour: Romains 8,31-33


“Donc, que dirons-nous à propos de ces choses? Si Dieu est en  notre faveur, qui est contre nous? Lui, qui n’a pas épargné son propre fils, mais l’a livré en faveur de nous tous; comment il nous ne donnera pas toutes les choses avec lui, par grâce? Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu, celui qui justifie! (Romains 8,31-33)

Ces choses… dans les versets précédents, Paul a parlé de ce que nous sommes sauvés en espérance, et que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, Jésus nous précédant, justifiant et glorifiant.

Si Dieu est pour nous… Dieu a montré par ses actions qu’il est en effet de notre côté, que nous avons sa faveur. Comparé à lui et son amour pour nous, ceux qui sont contre nous deviennent insignifiants et petits malgré l’impact parfois énorme qu’ils peuvent parfois avoir sur nous.

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